Les Quatre Saisons...

  • Ping Pong à marée basse !
    Toutes les photos de L'Atmosphère tout au long de l'année...

Photos d'Afghanistan...

  • Loya Jirga Juin 2002
    Découvrez cet immense et magnfique pays qu'est l'Afghanistan et que tous les amoureux de l'Atmosphère ont sillonné de long en large... - la majorité des photos de cet album ont été prises par Frédéric Tissot -

Réveillons à L'Atmosphère

  • Hiver 2005...
    Jour de fête et de joie à L'Atmosphère, comme chaque jour de l'année !

Ils nous ont quittés....

  • Mai 2005.... Le Webmaster et un VIP....
    Celles et ceux qui ont aimé et animé L'Atmosphère...

Accueil | février 2006 »

29 janvier 2006

Entretien avec Hamid Karzaï

 

Afghanistan : Renaissance d’une Nation


Entretien avec
Hamid Karzaï, Président de l’Afghanistan depuis le 7 décembre 2004, conduit et réalisé à Kaboul par Isabelle Dillmann, Grand reporter, spécialisée dans les interviews des grandes figures charismatiques du moment. Publié par la revue Politique Internationale dans le n°109 Automne 2005.

Id2


Isabelle Dillmann
Monsieur le Président, après l’adoption d’une Constitution le 5 janvier 2004 puis votre élection 10 mois plus tard, les législatives du 18 septembre ont parachevé le processus de reconstruction démocratique de l’Afghanistan. Pensez-vous qu’un système parlementaire inspiré du modèle occidental soit viable compte tenu de la faiblesse des institutions afghanes ?

Hamid KarzaïL’Afghanistan est, par essence, un pays démocratique. C’est un pays où le débat, la recherche du consensus, font partie des traditions. Plus vous pénétrez au cœur des régions rurales, plus les mécanismes de consultation, de règlement des différends et de prise de décision sont sophistiqués. Dans la mentalité du peuple afghan, la démocratie et le dialogue ne sont pas des concepts nouveaux. Ils s’inscrivent, au contraire, dans des pratiques millénaires. Quant au système parlementaire, nous n’avons pas attendu 2005 pour le découvrir. Avant l’invasion soviétique, les Afghans élisaient leurs députés, même si la dernière consultation parlementaire remonte à 1969. J’ajouterai que l’aptitude d’un pays à la démocratie n’a rien à voir avec son degré de développement économique. Regardez l’Inde : c’était une nation très pauvre au moment de son indépendance, ce qui ne l’a pas empêchée de devenir la plus grande démocratie du monde. Il ne s’agit pas de singer le modèle occidental. Ce qui compte, c’est la volonté démocratique des peuples et la qualité des dirigeants.


Isabelle Dillmann
Dans un pays où l’organisation sociale est fondée sur la tribu et sur l’émiettement des autorités, ces élections n’ont-elles pas contribué à renforcer le clientélisme et à accroître le rôle de l’argent ?

Hamid Karzaï Bien sûr que l’argent a joué un rôle dans la campagne électorale ! C’est d’ailleurs le cas partout dans le monde. Ce qui ne veut pas dire que nous nous en réjouissions. La loi impose à chaque candidat un plafond de 10 000 dollars pour ses dépenses de campagne. Ces fonds doivent provenir entièrement de sources afghanes. La commission électorale et le JEMB sont chargés de veiller à l’application de cette règle et d’enregistrer les plaintes éventuelles. Nous sommes très conscients de la nécessité de mettre en place des institutions qui protègent la démocratie, et la commission électorale en est une. Je lui apporte tout mon soutien. Ce que je peux vous dire, en tout cas, c’est que c’est un grand honneur pour moi, en tant qu'Afghan, de me sentir indépendant et de pouvoir voter librement.


Isabelle Dillmann
Votre opposition ne croit pas à l’impartialité du résultat de ces élections. N’est-ce pas là la réaction normale d’un peuple qui attend une réponse urgente à ses besoins les plus élémentaires ?

Hamid KarzaïJe connais les difficultés des Afghans. Leurs espoirs et leur scepticisme. « Que va véritablement nous apporter la démocratie ? », me demandent-ils souvent. Je leur réponds que ces élections sont une première étape cruciale pour la consolidation du pays après un quart de siècle de guerre civile et quatre ans de régime taliban.


Isabelle Dillmann
L’exemple de l’Irak qui, malgré l’adoption d’une nouvelle Constitution, est aujourd’hui au bord de la guerre civile, ne vous rend-il pas prudent quant à l’issue de votre propre processus démocratique ?

Hamid KarzaïLa situation en Irak n’affecte pas directement l’Afghanistan. Cela dit, les Irakiens sont des êtres humains comme les autres et nous compatissons à leurs souffrances, d’autant que nous avons nous-mêmes traversé des épreuves douloureuses. Je voudrais néanmoins attirer l’attention du peuple irakien sur un point : nous aussi avons fait l’objet d’« assistances » extérieures. D’abord de la part de l’Union soviétique, puis des pays qui ont aidé et soutenu la résistance afghane. Il ne faut pas se faire d’illusions : aucun d’entre eux n’a agi pour nous. Chacun avait ses raisons pour le faire. C’est exactement le même scénario en Irak. Le peuple irakien ne doit pas être dupe et doit savoir où se trouve son intérêt. Les Irakiens ne doivent pas détruire leur pays. Ils ne doivent pas faire exploser des bombes chez eux. Ceux qui leur fournissent ces bombes ne veulent pas protéger l’Irak mais l’affaiblir. Les Irakiens doivent se concentrer sur la reconstruction. Une fois remis sur pied, ils pourront alors demander aux troupes étrangères de se retirer.


Isabelle Dillmann
Vos concitoyens sont de plus en plus exaspérés par le comportement des soldats américains qui ont souvent, dit-on, un comportement inadmissible à l’égard de leurs prisonniers. Cette présence militaire est-elle encore indispensable ?

Hamid KarzaïPendant des années, nous avons fait la tournée des capitales étrangères en Europe et aux États-Unis pour les informer sur ce qui se passait en Afghanistan et sur les dangers du terrorisme. Pendant des années, nous avons demandé avec insistance l’intervention de la communauté internationale. Mais personne, ni aux États-Unis ni en Europe, ne s’est intéressé à nous. Nous étions un pays pauvre, un pays qui ne pouvait pas commercer avec le reste du monde, nous n’avions aucun poids. Pour eux, nous n’étions rien. La situation a basculé après le 11 Septembre. Nous sommes reconnaissants à la coalition de nous avoir débarrassés des terroristes d’Al Qaida et de nous avoir rendu la liberté, car jamais la population afghane n’aurait pu parvenir seule à ce résultat. Tout au long de ce parcours des fautes ont été commises, aussi bien par les forces militaires de la coalition que par le gouvernement afghan. Certaines choses auraient pu être faites autrement. Ce sont ces erreurs, parfois très graves, qui suscitent l’exaspération de la population. Mais, pour autant, cette population ne souhaite pas le départ des troupes étrangères. Lors de la dernière Grande Assemblée, 99 % des 11 000 délégués réunis à cette occasion ont approuvé la signature de l’accord de « partenariat stratégique » avec les États-Unis. Je vous l’ai dit : nous avons attendu longtemps qu’on vienne nous aider et il faut reconnaître, quatre ans plus tard, que nous ne sommes toujours pas capables de reconstruire seuls notre pays et notre économie. Nous avons besoin de financements extérieurs, dans tous les domaines. L’armée nationale, par exemple, est prise en charge par les États-Unis. La police en grande partie par l’Allemagne, et la justice par les Italiens.


Isabelle Dillmann
Comptez-vous, néanmoins, hâter le départ des troupes américaines ?

Hamid Karzaï Comme vous le savez, il est prévu que leur nombre soit réduit dès 2006. Resteront sur place des forces de l’Otan, des contingents canadiens, australiens, allemands, etc., mais très peu — voire plus du tout — de soldats américains. Il n’est plus nécessaire que la coalition dirigée par les Etats-Unis mène des opérations militaires d’envergure. Les frappes aériennes ne sont plus efficaces et je souhaite l’arrêt immédiat des perquisitions menées au sein de la population par les troupes étrangères sans l’avis du gouvernement afghan.


Isabelle Dillmann
Fin 2004, Donald Rumsfeld avait annoncé qu’il avait l’intention d’établir en Afghanistan des bases américaines permanentes. La France et l’Allemagne ont fait savoir qu’elles n’y étaient pas favorables, contrairement au commandement militaire afghan. Quel est votre position sur cette question ?

Hamid Karzaï Je n’ai pas souvenir de cette déclaration de Donald Rumsfeld… Quoi qu’il en soit, c’est nous qui avons proposé à Washington un partenariat stratégique à long terme. Nous l’avons obtenu après plus d’un an de négociations. De leur côté, les Américains hésitaient à envisager l’implantation de véritables « bases militaires ». Il est pourtant clair que nous partageons des intérêts communs en matière de sécurité. Les deux parties sont gagnantes mais, pour l’instant, c’est nous qui en tirons le plus de profit. Nous avons signé un autre accord avec le gouvernement britannique et nous sommes en pourparlers avec l’Union européenne et avec l’Otan qui, en 2006, après la réduction des forces américaines, disposera sur le terrain des plus forts effectifs. Partout où c’est possible nous cherchons à nouer des alliances dans le but de nous renforcer.


Isabelle Dillmann
La sécurité de l’Afghanistan passe-t-elle nécessairement par ce genre d’alliances ?

Hamid Karzaï Si nous voulons mener à bien la reconstruction et progresser sur le plan économique et social, nous n’avons pas le choix. En 1979, l’Afghanistan était un pays non aligné, ce qui n’a pas empêché les Soviétiques de l’envahir. Cette guerre a fait des millions de morts et de réfugiés. Après le retrait de l’URSS, des pays voisins ont commencé à s’immiscer dans nos affaires, allant même jusqu’à mener des actions clandestines à l’intérieur de nos frontières. Certains l’ont fait ouvertement ; d’autres plus subrepticement. En tout cas, notre neutralité ne nous a en rien protégés.


Isabelle Dillmann
Sous la pression américaine, l’Afghanistan s’est engagé dans un processus dit de « démobilisation et réintégration » qui consiste à récupérer les armes disséminées dans le pays et à les placer sous le contrôle de l’état-major de la coalition. Où en êtes-vous ?

Hamid KarzaïPermettez-moi de rectifier un détail : ce programme n’a pas été établi sous la pression américaine, mais à la demande du peuple afghan. Dès mon entrée en fonctions, des délégations sont venues me voir des quatre coins du pays pour réclamer deux choses : le désarmement et le renforcement de la présence militaire internationale. La collecte des armes est un aspect essentiel de la reconstruction de l’État afghan et de ses institutions. La quasi-totalité des armes lourdes a été récupérée, ainsi qu’un grand nombre d’armes légères. Nous entamons à présent la seconde phase du programme, qui vise à reprendre les armes actuellement aux mains des groupes rebelles. La tâche s’annonce difficile.


Isabelle Dillmann
Croyez-vous sincèrement au recyclage des Talibans ?

Hamid Karzaï C’est une source de préoccupation constante, car les Talibans s’attaquent à des personnes sans défense. Dernièrement, trois instructeurs chargés d’expliquer le processus électoral ont été tués dans des provinces de l’Est et du Sud-Est, ainsi que plusieurs candidats. Quelques heures avant l’ouverture des bureaux de vote, des roquettes ont été lancées sur les locaux de l’ONU en plein Kaboul, et un soldat du contingent français de la mission Héraclès a été tué au cours d’une patrouille de nuit la veille du scrutin. Ils s’en prennent aussi à des membres du clergé, à des jeunes filles en route pour l’école, à des médecins. Les Talibans tuent le peuple afghan. Ils disent que leurs actions sont motivées par une cause. Mais en quoi l’enlèvement et l’assassinat d’un ingénieur britannique qui participe à la construction d’une route peut-il aider l’Afghanistan ? Ne veulent-ils pas que le peuple afghan ait un réseau routier ? Ne veulent-ils pas qu’il ait accès à l’éducation et à l’électricité ?


Isabelle Dillmann
Ces Talibans ont une conception théocratique de la société, totalement incompatible avec la démocratie. Ce que vous venez d’en dire le confirme. N’est-il pas utopique de vouloir néanmoins les intégrer au nouvel Afghanistan que vous êtes en train de construire ?

Hamid Karzaï N’oubliez pas que les Talibans sont des Afghans ; ils font partie de ce pays. Dès lors qu’ils renoncent à la violence — c’est la condition sine qua non —, ils sont les bienvenus, quelle que soit leur idéologie. Libre à eux de se faire élire au Parlement où ils pourront exposer leurs points de vue et débattre à leur guise. Plus tard, ils pourront même présenter un candidat à la présidentielle.


Isabelle Dillmann
Les gouvernements d’Afghanistan et du Pakistan sont pris entre deux feux. Sommés de participer à la lutte antiterroriste par la communauté internationale, ils doivent aussi tenir compte de leurs opinions qui trouvent parfois dans la violence un exutoire à leur profond ressentiment. Dans ces conditions, le combat contre le terrorisme ne devient-il pas plus rhétorique que réel ?

Hamid Karzaï C’est une question très intéressante… Le terrorisme dans cette partie du monde — je ne parle pas du Moyen-Orient — est une conséquente directe de l’occupation soviétique. Les Russes ont essayé d’imposer le régime communiste par la force. C’est contre cette idéologie étrangère que les Afghans ont réagi. Certains se sont réfugiés dans les pays voisins, d’autres en Europe et aux États-Unis. L’idée a alors germé en Occident et dans certains pays musulmans que la meilleure façon de combattre le communisme serait de promouvoir la forme la plus extrémiste de l’islam politique. À partir de là, l’Afghanistan a été soumis à une véritable entreprise de radicalisation de la société, les organisations les plus fondamentalistes se voyant décerner un brevet d’anti-communisme. Pour les Occidentaux, il s’agissait avant tout de vaincre les Russes. Ils n’ont pas mesuré, ou pas voulu voir, les répercussions dramatiques de leur politique sur notre société — une politique dont ils allaient eux-mêmes faire les frais plus tard. Pour les pays musulmans alliés à l’Occident, il s’agissait d’instrumentaliser cette radicalisation à leur avantage. Certains de nos voisins, dont le Pakistan, ont clairement cherché à « désafghaniser » notre pays, à le dépouiller de son caractère national et de son identité historique. Leur objectif consistait à effacer les frontières culturelles afin d’établir sur notre territoire une base arrière qui leur aurait permis de prendre le contrôle progressif de l’Afghanistan. C’est exactement ce qui s’est passé. Tout le monde le savait. Déjà, à l’époque, nous avons manifesté vivement notre mécontentement. Les organisations de Moudjahidin du professeur Mojadedi, de Mr Guelani et de Mr Mohamaddi ont tenté d’alerter l’Occident. Mais des intérêts supérieurs à ceux du peuple afghan étaient en jeu. C’est ainsi que le terrorisme a fini par arriver en Afghanistan. Des gens comme moi ou d’autres modérés étions taxés de « demi-musulmans » parce que nous n’appartenions pas à cette mouvance extrémiste qui recevait 80 % de l’aide extérieure Quand l’Armée rouge s’est retirée, l’Occident s’est désintéressé du sort de l’Afghanistan. Nous nous sommes retrouvés seuls face aux ingérences de nos voisins qui ont continué à infiltrer des fondamentalistes sur notre sol, et cela jusqu’au 11 septembre 2001. La leçon qu’il y a à tirer de notre expérience, c’est que le terrorisme ne sera pas vaincu tant que les gouvernements continueront à utiliser l’extrémisme et le terrorisme comme outils politiques.

Id1jpg_


Isabelle Dillmann
Malgré la présence d’importantes forces militaires le long de la frontière, le Pakistan reste une base arrière pour des opérations de guérilla et de terrorisme menées en Afghanistan. Quelle confiance pouvez-vous accorder à Pervez Moucharraf qui semble jouer un double jeu vis-à-vis de vous et des Américains ?

Hamid KarzaïL’avenir nous le dira… Le Pakistan a déployé au moment des élections législatives afghanes 9 500 soldats supplémentaires, ce qui porte à 80 000 le nombre de militaires pakistanais positionnés le long des quelque 2 500 kilomètres de frontière avec l’Afghanistan. Les militaires pakistanais ont déployé plus de 700 points de contrôle sur la «ligne Durand» lors de ces dernières élections.Cette zone tribale autonome qui borde notre pays sur 500 kilomètres continue d’abriter des combattants islamistes afghans dont certains sont équipés de missiles sol-air.


Isabelle Dillmann
Depuis quelque temps, l’Inde cherche à regagner de l’influence en Afghanistan. Quelles seront les conséquences de ce réchauffement sur vos relations avec le Pakistan ?

Hamid KarzaïNos voisins doivent se mettre dans la tête que l’Afghanistan est un pays indépendant, doté d’une forte identité nationale. Nous avons plus de mille ans d’histoire derrière nous. La  parenthèse  1979-2001 est maintenant refermée, et nous cherchons désormais à aller de l’avant. Il est dans l’intérêt de l’Afghanistan d’entretenir des relations amicales avec tout le monde afin de favoriser les échanges et le commerce. Et il est dans l’intérêt de tout le monde de jouer la carte de la paix en Afghanistan. Pendant la période taliban, les exportations du Pakistan vers l’Afghanistan représentaient 26 millions de dollars par an. Il y a deux ans, ce chiffre a atteint 600 millions de dollars. Aujourd’hui, selon les statistiques d’Islamabad, nous en sommes à 1 200 millions de dollars. Sur les 4 % de croissance enregistrés au Pakistan, 1 % est dû à leur commerce avec nous. On observe le même phénomène avec l’Iran. Quant à nos échanges avec le Tadjikistan, ils ont augmenté de près de 400 %. La coopération économique avec l’Inde s’inscrit dans cette vaste dynamique et devrait profiter à tous les États de la région, y compris le Pakistan.


Isabelle Dillmann
Vous avez déclaré dans le Washington Post du 2 juin dernier : « Il ne fait aucun doute que, en tant qu’organisation, Al Qaida est détruite. » Peut-être. Mais, en lieu et place, on trouve une multitude de mouvances transfrontalières qui tissent leur toile dans toutes les langues et qui regroupent des dizaines de milliers de combattants fanatisés. N’assiste-t-on pas à une reconversion masquée d’Al Qaida ?

Hamid KarzaïAl Qaida n’a jamais été basée en Afghanistan. Elle a été conçue à l’extérieur de nos frontières puis s’est infiltrée dans notre pays. À présent, Al Qaida s’est retirée d’Afghanistan sans laisser de structure organisationnelle derrière elle. C’est cela que j’affirme. Pour le reste — la manière dont ses réseaux se sont reconstitués et son mode opératoire —, je ne suis pas au courant.

Encore une remarque, si vous le permettez. Ces individus, qui se faisaient appeler Al Qaida ou « armée des musulmans », à qui s’en prenaient-ils ? Les milliers de gens qu’ils ont assassinés étaient-ils chrétiens ? Étaient-ils bouddhistes ? Étaient-ils de riches Européens ? De riches Américains ? Non, ils ont tué des musulmans, les plus pauvres et les plus démunis des musulmans, ceux-là mêmes qui s’étaient battus contre les Soviétiques. L’objectif des dirigeants d’Al Qaida n’était pas religieux mais politique : ils voulaient prendre le pouvoir dans un pays affaibli par des années de guerre et de misère. Et de là ils ont comploté contre l’Occident. Pour moi, ils ne sont ni les ennemis de l’Occident ni les amis du monde musulman, mais les ennemis de l’humanité. Après tout, la pauvre femme afghane dont toute la vie a été détruite fait partie de l’humanité, au même titre que les hommes et les femmes qui ont péri dans les tours de Manhattan. Ce n’est pas une idéologie qui guide Al Qaida, mais une pulsion de mort, une logique implacable mue par une haine viscérale. Vous avez parlé d’une connivence entre le peuple et les Talibans. Mais comment auraient-ils été écrasés en un mois si le peuple les avaient soutenus ? J’ai moi-même participé au combat contre les Talibans en novembre 2001 dans les provinces centrales de l’Afghanistan. Eh bien, je n’ai jamais eu à utiliser la force parce que, chaque fois que j’arrivais dans un district, la population était passée avant moi. C’est le peuple afghan, épaulé par la communauté internationale, qui les a mis en fuite. S’ils avaient encore la moindre influence, la campagne électorale n’aurait pas pu se dérouler dans un climat aussi ouvert, et 42 % des femmes ne seraient pas allées voter.


Isabelle Dillmann
Ben Laden se cache-t-il en Afghanistan ?

Hamid KarzaïNon, il n’est pas en Afghanistan, je peux vous l’assurer


Isabelle Dillmann
Le centre de gravité politique et économique de la planète se déplace progressivement vers la Chine. Dans cette nouvelle configuration, l’Afghanistan occupe une position privilégiée. De quelle manière pourrait-il en tirer parti ?

Hamid KarzaïL’Afghanistan a toujours été au croisement des grandes routes commerciales et des civilisations. Aujourd’hui, avec la proximité de la Chine et de l’Inde, notre pays se trouve au cœur d’une des régions les plus dynamiques du monde, et entend bien en profiter. Si besoin est, nous sommes prêts à jouer un rôle de « facilitateur » entre ces puissances montantes et les États-Unis dont nous sommes un partenaire stratégique. Mais nous interviendrons plus sur le terrain économique que politique.


Isabelle Dillmann
La Chine et la Russie, qui ont signé un pacte de défense  voient d’un mauvais œil l’implantation en Asie centrale des États-Unis, qu’elles soupçonnent de vouloir contrôler les flux pétroliers dans cette partie du monde. Ne risquez-vous pas d’être accusé par vos voisins de contribuer à cette stratégie d’encerclement en acceptant sur votre sol une présence militaire américaine ?

Hamid Karzaï Les forces internationales sont ici en vertu d’une décision de l’ONU. Nous considérons que leur présence est une chance et nous ne souhaitons pas qu’elles s’en aillent. La Russie, la Chine ou l’Inde le savent bien : notre pays ne peut pas se relever tout seul. L’Afghanistan est comme un homme très affaibli par une grave maladie qui a besoin d’aide pour guérir. Tout le monde a intérêt à ce que nous reprenions nos activités productives et renouions de bonnes relations avec notre entourage. Vous savez que nous partageons des frontières et une religion communes avec trois Républiques asiatiques de l’ex-URSS. La Russie devrait comprendre que le déploiement de troupes de la coalition sur notre sol contribue à la protéger contre le terrorisme. Cela vaut également pour l’Inde et la Chine.


Isabelle Dillmann
Le projet de gazoduc reliant la mer Caspienne au littoral pakistanais a été abandonné en raison de l’insécurité qui régnait jusqu’à présent en Afghanistan. Avez-vous l’intention de le réactiver ?

Hamid KarzaïLa construction de ce pipeline, qui devait traverser le Turkménistan, l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde, avait été envisagée il y a une dizaine d’années avec UNOCAL et BRIDAS, la compagnie argentine. Mais le projet n’a jamais vu le jour à cause du régime taliban et des sanctions internationales. Aujourd’hui, il redevient d’actualité. Le premier ministre indien Mammohan Singh, lors de sa première visite officielle chez nous le 2 septembre dernier, a manifesté son vif intérêt, à condition bien sûr que la quantité de gaz disponible soit suffisante. Car le marché de l’énergie dans cette partie du monde est en train de se développer à la vitesse d’un cheval au galop. La demande ne cesse de croître …


Isabelle Dillmann
Après la chute du régime taliban, la culture du pavot est repartie de plus belle. Comment lutter contre ce fléau qui alimente de manière croissante les réseaux de terrorisme dans le monde entier?

Hamid Karzaï L’Afghanistan représente désormais 87 % de la production mondiale d’opium. C’est, pour nous, un problème capital, et pas seulement en termes d’image. La drogue détruit notre jeunesse et gangrène notre économie. Les narcotrafiquants brassent des sommes d’argent colossales — trois fois le budget de l’État — qui, pour l’essentiel, prennent le chemin de l’étranger et tombent dans les mains de la mafia internationale. Au début de la chaîne, le fermier afghan, lui, n’en reçoit qu’une toute petite part. Durant les trente dernières années, les Afghans ont vécu dans des conditions très difficiles. Ils ont tenté de survivre au jour le jour. Ne croyez pas que les paysans se soient lancés dans la culture du pavot de gaieté de cœur. Aucune famille, aucun père, aucune mère, ne le fait par plaisir. Ils préféreraient mener une vie respectable, heureuse, avoir un beau verger de grenadiers, de beaux champs, marier leurs filles et leurs fils. Mais comment supprimer d’un coup de baguette magique un secteur d’activité qui pèse 30 % du PIB ? La culture du pavot est une réalité que nous devons regarder en face. J’ai lancé l’an dernier une campagne nationale d’éradication qui s’est traduite par une réduction de 21 % des surfaces cultivées. Ce qui prouve, d’une certaine manière, que les paysans ont de nouveau confiance en l’avenir. Hélas, cette réduction n’a pas eu d’effet sur la production globale qui, à 1 % ou 2 % près, n’a pas diminué. Il nous faudra plus de dix ans avant de venir à bout de ce problème. Là encore, l’Afghanistan ne peut pas y arriver seul. La communauté internationale doit nous apporter son aide.


Isabelle Dillmann
Les chiffres publiés dans le récent Rapport national sur le développement humain sont accablants. Qu’il s’agisse de la pauvreté, de l’espérance de vie, de la santé, de l’alphabétisation ou de la condition des femmes, tous les indicateurs placent l’Afghanistan dans le peloton de queue des pays en voie de développement. Comment inverser la tendance ?

Hamid Karzaï Ces indicateurs alarmants ne nous surprennent malheureusement pas. L’Afghanistan est l’un des pays les moins développés du monde. C’était déjà le cas il y a trente ans et c’est pire aujourd’hui. À cause de toute cette misère, il nous faudra pas mal de temps pour reconstruire, éduquer, mettre en place des services de santé publique de qualité afin de réduire la mortalité des femmes et des enfants. Pour nous en sortir, nous devons utiliser les sommes qui nous sont octroyées de manière rationnelle, dans le cadre de programmes adaptés aux spécificités du pays. Il est essentiel que les bailleurs de fonds tiennent compte des priorités et des besoins réels de l’Afghanistan, tant en ce qui concerne la distribution de l’aide que ses finalités. Pour l’instant, il y a un vrai gâchis. Une bonne partie de ces fonds repart vers les pays donateurs Quand aux milliards de dollars d'aide internationale qui ont été dépensés ces quatre dernières années, ils ne l’ont pas toujours été à bon escient. Le gouvernement est en train de se pencher sur ces dysfonctionnements et j’espère que les choses évolueront dans le bon sens.


Isabelle Dillmann
Ne faudrait-il pas revoir le rôle des ONG ?

Hamid KarzaïIl y a, en effet, beaucoup d’ONG, beaucoup trop… Nous aimerions qu’il y en ait moins. Certaines accomplissent un travail exceptionnel mais, dans l’ensemble, le peuple afghan a du mal à apprécier leurs résultats. Un grand nombre ne sont pas à la hauteur et contribuent au gaspillage des ressources. Nous avons fait part de nos inquiétudes à la communauté internationale et venons d’adopter une loi à ce sujet.


Isabelle Dillmann
La France a toujours maintenu des relations étroites avec l’Afghanistan. Comment pourrait-elle y renforcer son influence ?

Hamid KarzaïCe n’est pas à moi de le dire ! Mais vous avez raison : la France jouit d’une très bonne position en Afghanistan et a certainement une carte à jouer. Sans doute pourrait-elle s’engager davantage dans la vie sociale et culturelle afghane, et offrir plus d’assistance. L’Afghanistan est depuis longtemps un pays francophile. Autrefois, l’élite s’exprimait en français et l’influence de la culture française était très forte. Je me souviens que mon premier passeport, que j’avais obtenu pour aller poursuivre des études en Inde, était rédigé en français et dans les langues locales — pas en anglais.


Isabelle Dillmann
Vous qui avez fréquenté pendant trois mois l’École supérieure de journalisme de Lille vous savez que « l’action passe aussi par le verbe ». Pour des raisons de sécurité, vous vivez reclus dans votre palais présidentiel. Pourquoi ne vous adressez-vous pas directement à votre peuple, par médias afghans interposés, pour lui faire part de votre vision politique et le sensibiliser à votre action ?

Hamid KarzaïDeux ou trois fois par semaine, parfois plus souvent, je rencontre chez moi des groupes de cinquante à deux cents personnes. Tous les quinze jours, je m’adresse à la population à la radio et je parle de sujets qui préoccupent chacun personnellement. Chaque semaine, je réponds aux questions des auditeurs. Et, de temps à autre, je donne des interviews ! Ce n’est déjà pas si mal. Mais vous avez raison : je n’en fais pas assez.


Isabelle Dillmann
« Plus c’est difficile, plus c’est intéressant. » Cette phrase du général de Gaulle vous aide-t-elle à tenir ?

Hamid Karzaï Mon problème, c’est que je ne vois pas les difficultés. Ce qui doit arriver arrive et j’essaie d’y faire face. Généralement, les gens ont tendance à fuir les problèmes. Pas moi. C’est sans doute parce que, depuis trente ans, la lutte et la résistance font partie de l’histoire de tous les Afghans.


Isabelle Dillmann
L’âme afghane a-t-elle toujours été guerrière ?

Hamid KarzaïNon. C’est l’âme d’un homme fou amoureux de sa liberté et celle d’une société folle amoureuse de son indépendance. C’est l’âme d’une nation immensément fière de son passé, de son identité et de ses valeurs, mais qui veut vivre en harmonie avec le reste du monde. Ces deux dernières années l’ont, je crois, amplement prouvé…


Publié sur le blog de L’Atmosphère par Frédéric Tissot, Webmaster, avec la très aimable autorisation d'Isabelle Dillmann.
 

26 janvier 2006

New ! Petites Annonces....


Laissez vos petites annonces

sur le Blog de L'Atmosphère !


Vous recherchez une information, une destination, un coin rêvé de vacances, une voiture, un objet introuvable, ici et ailleurs... vous souhaitez transmettre une information particulière, une offre....

Cet espace est le vôtre !

Ecrivez votre annonce dans les commentaires ci-dessous. Elle sera publiée dans cet espace durant au moins quinze jours.

- - - - -

1 -  Exceptionnelle ! Occasion unique ! Une voiture particulièrement adaptée pour Kaboul : sécurité, maniabilité, adaptabilité...   Download BestCarforKabul.wmv


2 - Votre réunion familiale au coeur de l'Auvergne médiévale


25 janvier 2006

Birthday et Anniversaire...



Pour fêter les anniversaires de vos amis,

invitez les donc à L'Atmosphère !




Et s'ils sont trop loin,


faites leur parvenir un cadeau....


..... des fleurs...


ou mieux un bouquet de fleurs !




From “Ann Marlowe in Afghanistan”

At L'Atmosphere

Friday, October 7: Evening

L’Atmosphere is something of a scene, a large restaurant with a bar and many tables set in a huge garden with a  swimming pool. Sean is in the middle of a group of expats -- no Afghans go to places like L’Atmosphere, with the exception of young overseas Afghans -- and it seems we’re all waiting for our ride to the party. Everyone is some sort of journalist.  I’m surprised that the sex ratio seems even, but I guess the mercenaries and security types are a cadre unto themselves.  You can usually spot them right off -- bigger, burlier, and walking with a lumbering gait never seen in the journalistic world.

It occurs to me as I observe the body language of the group drinking in the garden that expat society in Kabul is split in two classwise: the press corps and NGO administrators who are middle to upper class, and the security people who are from the same strata as the armed forces most of them were trained in. My impression is that the Americans and Brits here are skewed to the upper class: two of the Americans I know here graduated from Harvard, and Sean went to Eton. Like their kindred spirits from England who went out to India and the farflung bastions of empire a hundred years ago, these young Ivy graduates have gone to work in a country where they can have more responsibility- and power- than as investment banking grunts back home.

The party is a big one -- maybe 100 people. Sean and his friends drift off into more or less urgent flirtations, and I don‚t want to get in their way. It‚s so crowded that it‚s easy to meet people anyway. I talk with a Spanish NGO worker, an Australian who seems to have been drifting around the country for nearly a year without any particular mission, and then, just as I‚m casting about to see where the handsome men are, someone calls my name. Sven is towering over me. I met him and his brother Eliot and his sister in my friend John’s Bowery loft eight months ago, when Eliot was between jobs in Afghanistan. They’re a strapping, attractive, quintessentially American upper class set of siblings. Sven and I quickly make plans to play golf tomorrow, his last full day in Afghanistan.

I went to the bathroom and took a walk around the party. Any handsome men? There were a few, but they had that odd hostility that I’d noticed on other trips here, a defensiveness that wasn’t going to help them move the gender ratio in their favor, or they were wimpy Euros…

24 janvier 2006

Faites votre blog...

 

Blogosphère, mode d'emploi

LE MONDE | 11.01.06 | 14h22 

A la fin des années 1990, il fallait avoir un e-mail, c'était incontournable. Au début des années 2000, il était de bon ton de disposer de son site personnel. Désormais, il faut absolument avoir créé son blog. C'est le dernier lieu virtuel à la mode, le dernier chic numérique.Et pas d'excuse qui tienne : lancer son blog, c'est simple comme bonjour. Encore faut-il savoir comment faire et par où commencer.

Mais d'abord, qu'est-ce qu'un blog ? "Il s'agit d'un site Web personnel composé essentiellement d'actualités (ou "billets"), publiées au fil de l'eau et apparaissant selon un ordre ante chronologique (les plus récentes en haut de page), susceptibles d'être commentées par les lecteurs et le plus souvent enrichies de liens externes", peut-on lire sur Pointblog (www.pointblog.com), le "blog des blogs" qui lancera le 26 janvier un magazine entièrement consacré à ce sujet, baptisé "Netizen". Pour se faire une bonne idée encore de ce qu'est réellement un blog, le mieux est d'aller voir par soi-même. Pointblog constitue justement un excellent point de départ : il en recense quelques centaines, principalement en français et en anglais.

Des blogs, il en existe de très professionnels. Avec leur présentation soignée et leurs fonctions sophistiquées, ils peuvent susciter un "trafic" important et se forger une certaine notoriété. Exemple, le blog de Loïc Le Meur (http://www.loiclemeur.com), l'un des "blogueurs" les plus connus en France, qui a globalement reçu 130 000 visites pour 200 000 pages vues au cours du mois de décembre. Sur ce blog, la vidéo d'une interview accordée par Nicolas Sarkozy a drainé de nombreux visiteurs.

Mais il y a aussi et surtout des blogs tout simples, conçus par des anonymes. Ils ne comptent parfois que quelques lignes et deux ou trois images. Un mot sur soi et une photo de son chat. Sur la plate-forme de skyblog (www.skyblog.fr) presque quatre millions de mini-sites sont disponibles et accessibles en ligne. Certains ne sont que rarement mis à jour et végètent, d'autres provoquent régulièrement des débats féconds et passionnés. Pour les trouver en effectuant des recherches exclusivement centrées sur la blogosphère, des moteurs spécialisés sont disponibles, tels technorati ou Google.

Avant de mettre sur pied son propre blog, autant savoir ce que l'on souhaite en faire. Pour s'adonner frénétiquement à la "blogmania", mieux vaut plutôt s'orienter vers les offres payantes (de 5 à 15 euros par mois). A ce tarif, on obtiendra davantage d'espace de stockage et de bande passante, mais aussi des outils plus sophistiqués afin de pouvoir personnaliser son blog tout en échappant aux insertions publicitaires.

En revanche si l'on préfère s'en tenir à la simplicité et la spontanéité qui font la réputation de la blogosphère, on peut aussi choisir d'autres chemins. De nombreux sites proposent de créer son blog gratuitement en quelques clics.

UNE SOLUTION D'ÉDITION

Dans un premier temps, il faudra vérifier si son fournisseur d'accès — à l'image des sites personnels d'autrefois — propose ou non un espace de publication de blogs. C'est par exemple le cas pour Club-Internet et pour Free, alors que Wanadoo ne s'est manifestement pas encore mis au goût du jour. A défaut, il faudra passer par un site Web proposant ce genre de service. Les uns sont spécialisés et offrent non seulement les outils de publication, mais font aussi office d'annuaire. Outre Skyblog - qui s'adresse principalement aux 13-24 ans - sont notamment disponibles Typepad, Canalblog ou encore Blogger, la plate-forme de Google. Rappelons-le ; la gratuité implique souvent la présence de bandeaux publicitaires sur son blog.

De nombreux sites éditoriaux proposent par ailleurs une solution d'édition de journaux personnels. C'est le cas du Monde.fr, qui ouvre la blogosphère à ses abonnés.

En général la réalisation de son premier blog privilégie la plus grande simplicité. On ne s'occupe le plus souvent que du contenu sans trop s'embarrasser de soigner la forme. Mais puisque c'est en bloguant que l'on devient blogueur, l'envie peut vite venir d'aller plus loin et de faire un peu mieux. Autant donc s'assurer d'emblée que la plate-forme choisie permet de faire évoluer son site. A cet égard, il est utile de pouvoir l'actualiser par courrier électronique, voire par téléphone portable. De même, les blogueurs apprécient de pouvoir ajouter des images, et, pourquoi pas, du son et de la vidéo. C'est d'ailleur la grande tendance : désormais, les blogs hébergent des "podcasts" audio et vidéo. Autrement dit, des petites séquences que les internautes téléchargent sur leur baladeur numérique afin de les écouter ou de les visionner loin de leur PC. Nokia n'a pas laissé passer l'occasion de proposer un nouveau téléphone adapté à ces nouvelles pratiques. Les images prises avec celui-ci peuvent être rapatriées automatiquement et à distance sur le blog de l'heureux propriétaire.

Reste que dans tous les cas, donner naissance à un blog exige de se conformer à la loi, mais aussi de respecter quelques règles simples de bonne conduite. Avant de se lancer, il convient donc de lire attentivement la charte et les règles du site. Celui du Monde.fr rappelle par exemple que sont proscrites, entre autres, "la copie ou la distribution non autorisée de logiciels (...), la diffamation, la discrimination raciale, l'incitation à la violence ou à la haine (...)". Les bonnes manières de la société du blog suggèrent également de ne pas effacer les contributions d'autrui, de reconnaître ses erreurs lorsque l'on en a commis et enfin de signaler clairement les modifications effectuées sur le site.

 

 



19 janvier 2006

Laissez vos recettes de cuisine préférées...

 

208276_1

La fameuse soupe au potiron...


Et proposez ici vos recettes et plats préférés !


Ambiance à L'Atmosphère de Kaboul !

  • Les vrais fondateurs de L'Atmosphère...
    Quelques images d'ambiance à L'Atmosphère de Kaboul... avec les Fondateurs, dont Marie, la seule !

Les notes récentes

Les commentaires récents